En France, selon les données de l'Agence de Biomédecine publiées en 2024, le taux d'accouchement par tentative de FIV classique s'élève à 18,9 %, soit environ une chance sur cinq. Derrière ce chiffre se cache un parcours de 4 à 6 semaines jalonné de cinq étapes — stimulation ovarienne, ponction ovocytaire, fécondation en laboratoire, transfert embryonnaire et phase lutéale — qui met le corps et l'esprit à rude épreuve. Injections quotidiennes, attente interminable, anxiété permanente, isolement : de plus en plus de femmes cherchent un soutien complémentaire pour traverser cette période intense. La question des soins énergétiques pendant une FIV, notamment lors de la stimulation, revient avec insistance. Corinne Sulkowski, énergéticienne à Arras et ancienne infirmière, accompagne régulièrement des femmes en parcours PMA et répond ici aux quatre questions les plus fréquentes sur la compatibilité entre soins énergétiques et protocole de FIV.
C'est la première inquiétude, et elle est tout à fait légitime. Pendant la stimulation ovarienne, vous recevez des injections quotidiennes de gonadotrophines (FSH), associées à des agonistes ou antagonistes du GnRH, puis une injection de déclenchement (hCG). Votre corps est sous forte sollicitation hormonale. La question mérite donc d'être posée clairement.
La réponse est rassurante : les soins énergétiques comme le Reiki ou le magnétisme n'impliquent aucune ingestion de substance. Ils agissent uniquement par imposition des mains ou à distance. Il n'existe aucune interaction pharmacologique connue entre ces pratiques et les traitements hormonaux utilisés en FIV. La distinction est essentielle avec les compléments alimentaires, les plantes médicinales ou les huiles essentielles, qui, eux, peuvent potentiellement interagir avec vos traitements. Il est d'ailleurs important de savoir qu'en France, les praticiens en soins énergétiques (Reiki, magnétisme) ne sont régis par aucun ordre professionnel — contrairement aux médecins, kinésithérapeutes ou psychologues — et qu'il n'existe aucun diplôme d'État pour ces pratiques. Aucune formation en soins énergétiques ne donne le droit d'établir un diagnostic, de prescrire ou de demander l'interruption d'un traitement médical. Ce cadre légal précis est la réponse directe à apporter à un médecin qui souhaite comprendre dans quel registre se situe l'accompagnement énergétique des femmes en parcours de maternité.
Le groupe Eugin, réseau de cliniques européennes spécialisées en FIV, affirme clairement que « suivre une thérapie complémentaire non invasive n'a aucun impact négatif sur le développement de votre traitement de PMA ». Par ailleurs, le Reiki est de plus en plus utilisé dans certains hôpitaux à l'étranger, notamment en services d'oncologie et de PMA. En France, plusieurs établissements l'intègrent en soins palliatifs, et en Suisse, il peut même être remboursé dans certaines conditions.
À noter : une méta-analyse de 2008 portant sur 7 essais regroupant 1 366 patientes a mis en évidence que des séances d'acupuncture (approche énergétique traditionnelle) réalisées 25 minutes avant et après le transfert embryonnaire ont produit 42,5 % de grossesses cliniques dans le groupe traité, contre 26,3 % dans le groupe sans acupuncture. Ces données, bien qu'issues d'une pratique distincte du Reiki ou du magnétisme, illustrent l'effet potentiel d'une approche énergétique pratiquée à un moment précis du protocole FIV — et constituent un argument concret à présenter à votre équipe médicale. (Source : medoucine.com)
Oui, et c'est un point capital. Pendant la stimulation ovarienne, vos ovaires peuvent atteindre quatre à cinq fois leur taille normale. Le CHU de Bordeaux contre-indique explicitement les sports à impacts pendant cette période et dans les quinze jours suivant la ponction, en raison du risque de torsion ovarienne. Par analogie, tout soin impliquant une pression directe sur l'abdomen ou le bassin est déconseillé.
La ponction ovocytaire constitue le moment le plus délicat du parcours. Réalisée au bloc opératoire sous anesthésie, elle dure une quinzaine de minutes et génère une petite hémorragie interne, les ovaires étant gonflés et très vascularisés. Le CHU de Bordeaux recommande d'attendre au minimum 48 heures avant tout acte impliquant le corps. Le CHUV de Lausanne précise que même l'ibuprofène est contre-indiqué après la ponction, seul le paracétamol étant autorisé.
Pendant ces phases sensibles, il est tout à fait possible de privilégier des soins énergétiques à distance ou par imposition légère des mains, sans aucun contact abdominal. Le Reiki se prête parfaitement à cette modalité : la patiente reste habillée, allongée, et le praticien travaille sans pression. La règle d'or reste simple : informer systématiquement votre équipe médicale avant de démarrer tout accompagnement complémentaire.
La réponse est nuancée, et cette nuance est importante. Selon une étude citée par ART Fertilité (2016), l'augmentation du taux de cortisol — l'hormone du stress — réduit la production d'œstradiol et affecte les fonctions des cellules de la granulosa, qui jouent un rôle clé dans la maturation de vos follicules. L'OMS reconnaît d'ailleurs le stress comme un perturbateur endocrinien sous-estimé. Au-delà de l'implantation embryonnaire, un cortisol chroniquement élevé perturbe l'axe hypothalamo-hypophyso-ovarien (HPA), réduit la production d'hormones reproductrices et compromet la maturation folliculaire — entraînant concrètement un nombre plus faible d'ovocytes récupérés lors de la ponction. Ce mécanisme physiologique précis justifie un travail de réduction du cortisol dès la phase pré-stimulation, et pas uniquement pendant l'attente post-transfert.
Une étude publiée sur NCBI en 2022 montre que les femmes infertiles ou ayant vécu des fausses couches présentent des taux d'épinéphrine significativement plus élevés, corrélés à une réceptivité endométriale réduite. Autrement dit, un stress chronique peut compromettre la capacité de l'endomètre — la muqueuse utérine — à accueillir l'embryon. Une publication parue dans Scientific Reports va plus loin en révélant que des niveaux élevés de cortisol endométrial modifient l'expression de 182 gènes impliqués dans l'implantation embryonnaire. Le stress favorise également les fausses couches en perturbant le système endocrinien et en induisant un profil d'expression cytokinique défavorable à l'implantation : une étude prospective citée dans EM-Consulte montre que les femmes qui ont finalement fait une fausse couche présentaient des taux plasmatiques de progestérone significativement plus bas que celles dont la grossesse a évolué normalement — ce qui renforce l'intérêt d'un accompagnement visant à réduire le stress, notamment pendant la phase lutéale qui suit directement le transfert embryonnaire.
Toutefois, il serait inexact de dire que le stress « empêche » mécaniquement la FIV de fonctionner. Une méta-analyse portant sur 3 583 femmes (Boivin et al.) rapporte que la détresse émotionnelle avant un cycle d'ART n'est pas toujours statistiquement corrélée à l'issue du traitement. En revanche, le stress reste un facteur défavorable à la qualité des ovocytes et à l'implantation. C'est précisément sur ce terrain que les soins énergétiques trouvent leur pertinence.
À noter : une étude menée sur 120 patients souffrant de maladies chroniques depuis plus d'un an a montré qu'après des séances de Reiki, les mesures surrénales (directement liées à la production de cortisol), qui étaient 8,3 % inférieures à la normale, sont revenues à la normale. Les mesures de la rate (en lien avec l'immunité), 7,8 % inférieures à la normale, sont elles aussi revenues à la normale — et ce, après seulement 3 séances. Ce résultat soutient concrètement l'intérêt d'une réduction du cortisol par le Reiki en contexte de FIV. (Source : umuntu.earth)
Avant même le début de la stimulation, une séance permet de poser un travail de préparation émotionnelle. Imaginez une femme qui entame sa troisième tentative de FIV après deux échecs : les peurs accumulées, le doute, parfois la culpabilité. Un soin énergétique orienté vers l'ancrage et la libération de ces blocages lui permet d'aborder le protocole dans un état intérieur plus apaisé, avec un niveau de cortisol de base réduit.
Pendant les 10 à 15 jours de stimulation ovarienne, les effets secondaires s'accumulent : ballonnements, irritabilité liée aux variations d'œstradiol, fatigue, sensibilité mammaire, sautes d'humeur. Une séance en milieu de stimulation aide à maintenir un état émotionnel plus stable, à mieux traverser la médicalisation quotidienne. Après la ponction, à partir du troisième jour, une séance douce favorise la récupération et prépare le terrain utérin en vue du transfert.
La phase d'attente qui suit le transfert embryonnaire — 12 à 14 jours avant le test de grossesse — est souvent décrite comme la plus éprouvante psychologiquement. C'est le moment où l'anxiété atteint son pic. Les synthèses internationales (Europe, Amérique du Nord, Asie) pointent d'ailleurs des taux d'anxiété et de dépression significativement plus élevés chez les femmes en parcours PMA par rapport à la population générale, et les échecs de FIV successifs comme les fausses couches précoces sont identifiés comme des moments à haut risque d'épisode dépressif et de deuil complexe. Un soin centré sur l'accueil et la confiance prend alors tout son sens — non comme un « bonus », mais comme un soutien préventif documenté. Des études cliniques menées aux États-Unis, au Japon et en France documentent les effets du Reiki : diminution du cortisol, amélioration de la variabilité de la fréquence cardiaque, réduction de l'anxiété, amélioration du sommeil. Des patientes en parcours PMA témoignent sur fiv.fr de « plus de sérénité face aux injections, plus de confiance en soi, de calme, dans le couple également ».
Une étude clinique publiée dans Alternative Therapies (Shore A.G., 2004) a mesuré les effets du Reiki sur 6 semaines de séances hebdomadaires d'une heure à une heure trente (Reiki direct, à distance ou placebo). Les résultats ont montré des effets statistiquement significatifs sur la réduction des symptômes dépressifs et du stress perçu. Cette durée de 6 semaines correspond précisément à la durée moyenne d'un protocole FIV complet, ce qui rend ce rythme de séances directement transposable au parcours de stimulation.
Exemple concret : Émeline Vasseur, 34 ans, entame sa deuxième tentative de FIV à la clinique de fertilité de Lille après un premier échec qui l'a laissée épuisée émotionnellement. À J-7 avant le début de la stimulation, elle consulte une énergéticienne pour une séance de préparation et d'ancrage. En milieu de stimulation (J7), alors que les ballonnements et l'irritabilité s'intensifient, elle bénéficie d'une deuxième séance, cette fois axée sur le soutien physique et émotionnel. Trois jours après la ponction, une séance douce — imposition des mains uniquement, sans contact abdominal — accompagne la récupération. Enfin, au cinquième jour suivant le transfert embryonnaire, une dernière séance à distance l'aide à traverser la phase d'attente. Son gynécologue, informé dès le départ grâce à un descriptif écrit du soin, n'a émis aucune objection. Émeline décrit ce parcours comme « le premier cycle où je ne me suis pas sentie seule face aux injections ».
L'idéal est de synchroniser vos séances avec les quatre temps clés de votre calendrier médical :
La communication avec votre praticien énergétique est essentielle. Tenez-le informé en temps réel de votre calendrier médical : date de ponction prévue, date de transfert, résultats d'échographie. Un soin de préparation au transfert n'a ni le même objectif ni la même approche qu'un soin de soutien en milieu de stimulation. Le praticien adapte le contenu et l'intensité de chaque séance en fonction de la phase que vous traversez.
Pour rassurer votre médecin, présentez-lui le soin énergétique comme un accompagnement émotionnel non pharmacologique. Concrètement, la démarche la plus efficace consiste à apporter à la consultation un descriptif écrit indiquant le type exact de soin pratiqué (Reiki ou magnétisme par imposition des mains), la fréquence prévue (1 séance par phase du protocole, soit 4 séances maximum sur l'ensemble du cycle) et l'absence totale de substances ingérées. Les équipes médicales spécialisées, comme celles d'Eugin, signalent qu'elles sont vigilantes uniquement sur les compléments alimentaires et les plantes — présenter ces trois points suffit généralement à lever tout frein médical.
Un point de vigilance s'impose. Le Collectif BAMP, principale association française de patients en PMA, alerte sur la multiplication d'offres non qualifiées autour de la fertilité. Sa présidente Virginie Rio souligne : « Depuis quatre à cinq ans, ce phénomène explose. Des personnes sans aucune qualification se déclarent coach ou accompagnant contre rémunération. » Un praticien énergétique sérieux n'établit jamais de diagnostic, ne prescrit rien et ne vous demandera jamais d'interrompre votre traitement médical. Rappelons qu'en France, aucune formation en soins énergétiques ne confère le moindre droit médical : ce cadre légal protège les patientes et permet de distinguer clairement les professionnels rigoureux de ceux qui ne le sont pas.
Conseil : au-delà de la vérification des formations, fiez-vous à un critère simple : un praticien énergétique de confiance vous posera systématiquement des questions sur votre suivi médical, vous encouragera à maintenir le dialogue avec votre équipe de PMA, et refusera de se positionner comme une alternative au traitement. Si un praticien vous demande de modifier ou de stopper votre protocole médical, quittez immédiatement la consultation.
Pensez également à envisager un accompagnement dès la période inter-cycles, entre deux tentatives de FIV. Ce repos ovarien est un moment précieux pour un travail énergétique de fond plus profond, loin de la pression du protocole actif. La Sécurité sociale prend en charge jusqu'à 4 cycles complets de FIV à 100 %, et le taux d'abandon atteint 20 à 25 % après chaque tentative. La période inter-cycles est donc un moment stratégique pour un travail de libération des peurs, d'ancrage et de préparation au prochain cycle — en particulier auprès des femmes qui cumulent plusieurs échecs et qui risquent d'abandonner le parcours avant d'avoir épuisé leurs chances.
Enfin, sachez que l'accompagnement peut aussi être proposé à votre partenaire. Le stress du parcours PMA touche les deux membres du couple : chez l'homme, un taux de cortisol élevé supprime la production de testostérone et affecte directement la spermatogenèse, réduisant la qualité du sperme le jour même de la ponction ovocytaire. Une séance de soin énergétique pendant la période de stimulation (et non seulement autour du transfert) est donc pertinente pour le partenaire masculin également, avec un impact potentiel sur le résultat de la fécondation en laboratoire.
Si vous êtes en parcours de PMA dans la région d'Arras et que vous cherchez un espace d'écoute et de soutien complémentaire à votre suivi médical, Corinne Sulkowski vous accueille au sein de L'Essence Originelle. Son parcours d'ancienne infirmière, associé à sa formation en Reiki, magnétisme et soins énergétiques, lui permet de vous accompagner avec une compréhension fine des réalités médicales que vous traversez. Chaque séance est construite sur mesure, dans le respect de votre rythme, de votre protocole et de vos émotions, pour vous offrir un véritable espace de recentrage au cœur d'un parcours où le corps a besoin d'être écouté autant que soigné.